
Les 30 maladies ALD : la liste complète, la prise en charge à 100% et ce qui reste vraiment à votre charge
Une ALD n'est pas remboursée à 100% dans tous les cas. Liste complète des 30 maladies, fonctionnement et reste à charge à connaître.
Diabète, cancer, Parkinson, insuffisance cardiaque... certaines maladies graves et chroniques ouvrent droit à une prise en charge renforcée par l'Assurance Maladie : c'est le dispositif des Affections de Longue Durée (ALD). Souvent présenté comme un remboursement « à 100 % », il reste pourtant, dans les faits, une part de dépenses non couvertes — parfois significative pour un senior. Voici la liste des 30 maladies concernées, le fonctionnement réel de cette prise en charge, et ce qu'une mutuelle senior peut encore vous faire économiser.
Qu'est-ce qu'une Affection de Longue Durée (ALD) ?
Une ALD est une maladie grave et évolutive qui nécessite un traitement prolongé et souvent coûteux. Pour ne pas pénaliser financièrement les patients concernés, l'Assurance Maladie prend en charge à 100 % les soins directement liés à cette pathologie, dans la limite des tarifs de base de la Sécurité sociale — ce qui ne veut pas dire sans aucun reste à charge, comme on le verra plus loin.
La liste des 30 maladies reconnues comme ALD (ALD 30)
L'Assurance Maladie reconnaît officiellement 30 pathologies dans cette catégorie, appelée « ALD 30 » ou « liste des 30 » :
ALD 30, ALD 31, ALD 32 : quelles différences ?
Au-delà de la liste des 30 maladies, il existe deux autres catégories d'ALD exonérantes, moins connues mais tout aussi importantes :
L'ALD 31 concerne une affection « hors liste » — c'est-à-dire une maladie grave qui n'apparaît pas dans les 30 précédentes, mais qui nécessite malgré tout un traitement prolongé et coûteux, sur décision du médecin conseil de l'Assurance Maladie.
L'ALD 32 couvre les situations de polypathologies invalidantes : plusieurs affections cumulées qui, prises ensemble, entraînent un état pathologique invalidant nécessitant des soins continus d'au moins six mois.
Comment obtenir la reconnaissance en ALD ?
La prise en charge à 100 % n'est jamais automatique. La démarche se déroule en trois étapes :
Etape 1. Le médecin traitant établit un protocole de soins détaillant les traitements nécessaires.
Etape 2. Le dossier est examiné par le médecin conseil de l'Assurance Maladie, qui valide ou non la demande.
Etape 3. Une fois validée, l'ALD donne lieu à une ordonnance dite « bizone » : une partie haute pour les soins liés à l'ALD (remboursés à 100 %), une partie basse pour les autres soins (remboursés aux taux habituels).
La reconnaissance n'est pas définitive : selon la pathologie, elle est accordée pour une durée de 2 à 5 ans, renouvelable par le médecin traitant si les soins restent nécessaires.
Ce qui reste malgré tout à votre charge
C'est le point le plus souvent mal compris : être en ALD ne signifie pas zéro dépense. Plusieurs frais continuent de s'appliquer, même pour des soins strictement liés à la maladie :
2026 : un changement à anticiper pour les patients en ALD
Un décret publié en avril 2026 modifie justement l'équilibre de cette prise en charge : à partir du 1er octobre 2026, l'exonération du ticket modérateur disparaît pour les médicaments à service médical rendu jugé faible, même lorsqu'ils sont prescrits dans le cadre d'une ALD. Une évolution qui renforce encore l'intérêt d'une complémentaire santé bien choisie. Nous détaillons ce changement et ses conséquences concrètes dans notre article dédié.



Cet article vous a t-il été utile ?
Notez cet article afin de nous permettre d’améliorer nos contenus.